mercredi 16 mars 2011

Les sources de notre travail

Ouvrages généraux

MARCOT François et alii dir., Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2006.

RIEUBLANDOU Pierrette, J’ai vécu la Résistance, Bayard Jeunesse, Les dossiers Okapi, 2006

La répression de la Résistance en France par les autorités d’occupation et le régime de Vichy, La lettre de la fondation de la Résistance n° 62 septembre 2010 

Ouvrages sur la région

MONCORGE Raymond, Montagne Bourbonnaise 1939-1945, 2004

Sites Internet

" Dans la nuit la liberté... " La répression de la Résistance par les autorités d'occupation et le régime de de Vichy, 10-11 Bulletin pédagogique annuel édité par le Musée de la Résistance nationale et le CRDP de l'Académie de Créteil, http://www.musee-resistance.com/IMG/pdf/CNRD2011_DossierResistance_telechargeable.pdf

La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy, Brochure  réalisée par les services éducatifs des Archives départementales du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, des Archives municipales de Montbéliard et de Saint-Claude et le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon  http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/grenier/doc/livret_resistanceweb.pdf

La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy 
Brochure réalisée par le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation. de la Haute-Garonne.

Filmographie
 
La bataille du rail, Réné Clément, 1946
L’armée des ombres, Jean-Pierre Melville, 1969
Lacombe Lucien, Louis Malle, 1973
L’affiche rouge, Frank Caseenti, 1975
Le vieux fusil, Robert Enrico, 1975
L’année dernière à Vichy, Paule Muxel, Bertrand de Solliers, 2008

mercredi 2 mars 2011

Comment fonctionne ce blog ?

Nous avons choisi d'aborder le thème de la répression de la Résistance en France durant la Seconde Guerre Mondiale à partir de l'évocation de cinq œuvres de cinéma. 
Dans les pages films de notre blog vous trouverez une présentation de ces œuvres puis des fiches séquences  (illustrées par quelques liens vidéos) choisis autour du thème de la répression. 
A la fin de chaque "fiche séquence" vous trouverez un  lien documentaire qui approfondit l'approche historique de chaque thème, au delà de la fiction.

Lien vidéo : La bataille du rail / L'exécution


Lien documentaire : Exécutions et politique des otages
Retour : La bataille du rail

Lien documentaire : Résistance dans l'Allier : Alice Arteil

Alice Arteil est née à Saint-Just-en-Chevalet à deux pas de Roanne dans les monts du Forez. Connue par le commerce du tissu familial, la guerre en fit une femme hors du commun.

Elle était mariée, mais son mari, mobilisé, fut fait prisonnier. Avant de partir il eut la chance de voir naître leur fille. Il ne savait pas alors que les évènements feraient de lui un prisonnier de guerre et qu'il resterait pendant cinq années sans les voir.

En 1942 Alice est contactée par la résistance dans la Loire. Sa mission est bientôt de protéger et de recueillir les chefs militaires recherchés par la Gestapo et la milice, ainsi que de recevoir et de mettre en lieu sûr les parachutages. Elle organise des sabotages de voies ferrées importantes et de lignes de téléphoniques. En 1943 elle se retrouve à la tête d'un groupe de clandestins d'une cinquantaine d'hommes. Elle est activenemt recherché par la Gestapo de Clermont-Ferrand et de Vichy. L'attaque du maquis de Chatel-Montagne le 15 novembre 1943 la pousse à fonder un groupe moins important le 1er janvier 1944 : le groupe franc « Alice » composé de 11 volontaires, qui s'établit sur la commune d'Arfeuilles. Elle mena de nombreuses actions à la tête de son groupe jusqu'à la Libération puis s'engagea dans l'armée française et participa à la reconquête de l'Allemagne jusqu'au 1er avril 1945. Démobilisée elle rejoignit sa fille de 5 ans et son mari prisonnier. 
Retour : L'armée des ombres

lundi 14 février 2011

Lien documentaire : La politique des otages et les exécutions sommaires

De Juin 1940 à l'été 1941, la répression passe essentiellement par la justice et les condamnations à mort autour desquelles s'organisent une propagande par affiches. Une exécution sommaire est lorsque qu'une personne est arrêtée et mise à mort sans jugement, parfois même sur place ou amenée dans des endroits reculés.

Il s'agit de désigner des détenus dans les prisons françaises et de les exécuter pour venger les morts allemands, intimider la population et susciter la crainte chez les résistants. Les exécutions sommaires ont souvent été utilisées pour terroriser et non pour punir. Les français détenus pour le compte des Allemands sont considérés comme des otages, susceptibles d'être fusillés. A partir de septembre 1941, le décret Keitel, du nom du maréchal du Reich qui en est le signataire, prévoit l'exécution de 50 à 100 communistes pour la mort d'un soldat allemand. Ces exécutions, qui provoquent une émotion importante en France et chez les Alliés, creusent le fossé entre l'occupant et l'opinion française.

En 1941, 95 Communistes et Juifs sont exécutés. Les Juifs ont été sélectionné dans le camp de Drancy et les Communistes dans les camps de Compiègne et de Chateaubriand. Ces exécutions arbitraires se multiplient dans les derniers mois de l'occupation, avec l'approche de la Libération, la montée en puissance de la Résistance et la fébrilité des troupes nazies. 


Avis d'exécution et de déportation dans le journal Le Matin en 1941, 
suite à des actes de résistance

Les principales exécution d'otages ont eu lieu le 22 Octobre 1941 à Chateaubriand, à Nantes et à Paris (48 personnes), le 24 Octobre à Souges près de Bordeaux (50 personnes) et le 15 Décembre (95 otages dont 70 au Mont-Valérien près de Paris et 25 en province).

Jusqu'à l'automne 1942, la répression se durcit avec la généralisation et l'intensification de la Résistance. De Décembre 1942 à Septembre 1943, les déportations sont privilégiées pour rendre la répression plus « discrète » et éviter ainsi de juger les résistants en France. La déportation devient un phénomène de masse jusqu'à la Libération.
Retour : La bataille du rail

Lien documentaire : Oradour sur Glane


 
Le 10 juin 1944 la division Das Reich remonte du sud vers le front de Normandie où a eu lieu le débarquement allié le 6 juin. Elle se trouve alors dans le Limousin.
Vers 14h00 la division arrive à Oradour-sur-Glane à une vingtaine de kilomètres de Limoges.. Une voiture blindée suivie de dix camions, des Haltraks, sillonnent les champs et ramènent les paysans qui travaillent. Les automitrailleuses passent dans toutes les rues. Un officier appelle le maire du village, il veut que tous les habitants soient réunis sur la place. Les habitants pensent qu'il s'agit d'un simple contrôle d'identité mais ils sont surpris par le fait que l'on sépare les hommes et les femmes. Ces mêmes hommes furent encore divisés en six groupes et les allemands les conduisirent dans différentes granges. Là ils furent abattus et les les granges incendiées.

Les femmes et les enfants sont conduits dans l'église que les allemands incendient. Les Allemands entrouvrent la porte et tirent des rafales de mitraillettes dans l'église. Une seule femme réussit à s'enfuir par un vitrail de l'église en montant sur un escabeau elle saute ; une autre femme qui l'a suivi lui jette son enfant. Alerté par les cris de l'enfant les SS arrivent et fusillent la mère. L'autre femme s'enfuit et reste cachée pendant des heures dans un jardin.

Le nombre des victimes d'Oradour sur Glane s'élève à 642 villageois morts dans des conditions atroces. Parmi la population il y avait seulement une dizaine de maquisards qui organisaient des actions ponctuelles de résistance contre les SS.

Oradour est aujourd'hui un lieu de mémoire : l'ancien village, conservé à l'état de ruine, témoigne des souffrances infligées aux hommes, femmes et enfants de cette petite bourgade. Un nouveau village a été reconstruit quelques centaines de mètres plus loin. On y trouve un centre de la mémoire, musée et mémorial qui témoignent des atrocités subies par les habitants.

Retour : Le vieux fusil

Lien vidéo : Le vieux fusil / découverte du massacre au village

Avertissement : certaines scènes de cet extrait vidéo sont difficilement soutenables.


Article en lien : Massacre d'Oradour sur Glane
Retour :  Le vieux fusil